Troisime sance de la confrence de l'ANI: les participants insistent sur le rle des mdias dans la formation de l'opinion publique et dans la lutte contre le terrorisme

Lundi 20 Mars 2017 18:20 Politique


ANI - La troisième séance de la conférence internationale intitulée "Les Médias, transmetteurs des civilisations et point de liaison pour le dialogue", sous le patronage du ministre de l'Information Melhem Riachi, a eu lieu lundi.


La troisième table ronde s'est axée sur "Le rôle des médias dans la formation de l'opinion publique et dans la lutte contre le terrorisme". Elle a été présidée par le responsable des médias étrangers au ministère de l'Information du Koweït, Faysal al-Moutalakem, représentant le ministre d'Etat pour les affaires du gouvernement et ministre de l'Information, Cheikh Mohamad Abdallah Al Moubarak Al Sabah et modérée par la directrice de l'ANI Laure Sleiman Saab, avec la participation du directeur de l'orientation de l'armée libanaise, le général Ali Kanso, du responsable des relations publiques des FSI, le lieutenant-colonel Joseph Mousallem, du directeur du bureau des affaires médiatique au sein de la direction de la SG, le général Nabil Hanoun et du rédacteur en chef de l'Information à la MTV, Walid Abboud.


M. Moutalakem a indiqué, au nom du ministre Al Sabah, qu'avec "la grande mutation à différents niveaux dans les sociétés arabes, les médias ne sont plus un moyen de véhiculer l'information mais ils influencent efficacement dans la formation de l'opinion publique et dans l'enracinement des concepts nationaux et religieux".


"Le Koweït a mis en place une stratégie médiatique nationale au niveau de l'Etat, appliquée par les médias officiels et privés pour l'enracinement des bases de la stabilité et de la sécurité sociétales", a-t-il dit.


Il a ensuite souligné l'importance, à l'ombre des défis auxquels fait face la nation arabe, dont l'extrémisme et le terrorisme, "d'élaborer une stratégie médiatique arabe commune visant à diffuser les valeurs du centrisme, de la tolérance et de l'amour. Tels sont les fondements de la lutte antiterroriste".


Après avoir appelé à refuser toutes formes de violence, de haine et d'extrémisme, le responsable koweitien a déclaré que "le média responsable constituent le pont pour le rapprochement des peuples, des sociétés et des individus face au terrorisme".


"Un média responsable doit enraciner les concepts de la loyauté et de l'appartenance nationale, transmettre la paix, la tolérance et le centrisme, rejeter la haine et le terrorisme. Il doit contribuer à la construction de la personnalité nationale et patriotique (...) afin de permettre aux pays arabes de jouir de la sécurité, de la stabilité et du progrès", a-t-il enfin dit.


Le général Kanso a pour sa part affirmé que "les médias modernes ne se contentent plus de véhiculer l'information aux gens mais ils se sont transformés en instrument (...) en faveur de la formation des politiques".


"Le terrorisme takfiriste constitue une menace pour les peuples, leur sécurité et leur stabilité. Le concept de guerre contre le terrorisme ne se limite plus au combat classique mais la technologie numérique et l'internet sont utilisés", a-t-il assuré.


Et d'ajouter: "Le terrorisme a gagné des facteurs de force par le biais de la mondialisation. Il est de ce fait devenu universel. Les gouvernements ont adopté des moyens plus développés pour mieux comprendre les différentes dimensions de ce phénomène, lequel menace la sécurité et la souveraineté nationales des pays".


"Faire face au terrorisme n'est plus seulement du ressort des médias mais est désormais une affaire publique et une préoccupation commune entre les entités", a-t-il expliqué.


Concernant la lutte contre le terrorisme au Liban, le général Kanso a exhorté les médias à respecter les lois en vigueur "pour l'intérêt national et à ne pas promouvoir les ennemis de la patrie".


"Les médias ne doivent diffuser aucune information qui porte atteinte aux missions de l'armée. Ils doivent faire preuve de précision dans la transmission des informations et couvrir d'une manière positive les combats menés par l'armée contre le terrorisme. Ils doivent sensibiliser les Libanais sur les menaces du terrorisme et ne pas se laisser influencer par les rumeurs fabriquées de toutes pièces", a-t-il assuré.


Il a enfin déclaré que "le renforcement de la culture et de l'appartenance jouent le rôle le plus efficace face au terrorisme. Les médias ne peuvent pas ignorer ces facteurs".


Le lieutenant-colonel Joseph Mousallem, a fait référence dans ce même contexte, pour définir le terrorisme à une citation de Margaret Thatcher: "la propagande est l'oxygène du terrorisme", et à une autre pour le Leader de al-Qaeeda, Ayman al-Zawahiri dans laquelle il indique que "plus de la moitié de cette bataille prend lieu sur la scène médiatique"


En ce qui concerne l'exploitation des terroristes des médias, le colonel explique que sans couverture médiatique l'événement n'aura pas d'impact. Selon ses propos les terroristes ne pourront pas réaliser les objectifs suivants: attirer l'attention du public, obtenir la reconnaissance des buts de leur organisation derrière chaque acte terroriste, obtenir le respect et la sympathie du plus grand nombre de partisans et de sympathisants, pour avoir en quelque sorte une position légitime.


Quant aux outils et procédés employés par ces derniers, le colonel Moussallem a ajouté que les terroristes ont intensément recours à toutes sortes de réseaux sociaux et aux sites électroniques. Ils adoptent plus de 20 langues et travaillent dans presque 36 bureaux de presse.


A propos du rôle des institutions médiatiques pour faire face à ce fléau, le colonel a souligné l'importance d'élaborer au plus vite une stratégie médiatique commune adoptée par tous les médias du Monde Arabe.


Il a dans ce même contexte appelé les parties politiques à surveiller les activités des terroristes et les cellules dormantes sur les plans local et international.


"Il faut que les efforts déployées à cet égard soient axées sur la diffusion des informations correctes et travailler pour éduquer le public et orienter correctement l'opinion publique", a-t-il considéré.


Pour sa part, le chef du bureau médiatique au sein de la direction générale de la Sureté générale, le général Nabil Hanoun a affirmé que les autorités, les partis politiques, les mouvements et les associations ont réalisé, dans les sociétés démocratiques ou non démocratiques, depuis longtemps l'importance du rôle des médias dans la formation de l'opinion publique.


"Ces derniers ont travaillé en se fondant sur des experts afin d'exploiter les médias et diffuser des nouvelles favorisant l'expansion de la propagande politique pour servir leurs intérêts", a-t-il dit.


Selon le général, les institutions médiatiques aujourd'hui possèdent trois rôles initiaux pour pouvoir former et régir l'opinion publique:


-Le premier est positif, à partir duquel les médias sensibilisent les individus et diffusent la culture, l'éducation, la science, induit les vertus et élève l'esprit de citoyenneté, à travers des faits et des informations précises, complètes et d'une façon méthodologique.


-Le second est négatif, dans lequel les institutions médiatiques transmettent des informations d'une façon partielle et partiale, visant à désinformer l'opinion publique.


-Le troisième est neutre dans lequel le rôle des médias est limité au transfert des points de vue des citoyens, de leurs préoccupations, de leurs problèmes et de leurs demandes.

Leur objectif initial est de converger les points de vues des citoyens avec les autorités administratives et sécuritaires afin de montrer la vraie réalité sans influence directe sur les points de vue de ces citoyens.


Le général a enfin considéré que la responsabilité de la lutte contre le terrorisme, la criminalité et l'extrémisme ne se limite pas aux services de sécurité mais ce travail nécessite une solidarité sociale.


De son côté, M. Abboud a signalé que "les médias prennent part à chaque incident ou événement. Ils sont dorénavant en interaction avec les gens et le public. Ils produisent l'incident et incitent l'opinion publique à soutenir une idée ou une cause ou des personnes".


Il a rappelé qu'au Liban, depuis un an et demi, "les médias appuient le mouvement civil pour trouver une solution au dossier des déchets. Il a contribué à la formation de rassemblements populaires. Les médias modernes ne se contentent plus de former l'opinion publique mais produisent l'incident d'une façon ou d'une autre".


Quant au terrorisme, il a assuré que ce phénomène ne constitue pas une cause politique ou économique mais il s'est transformé en affaire transfrontalière, soulignant l'importance d'une politique médiatique unifiée entre les médias liée à la sécurité nationale et au terrorisme.



======N.A./H.F.

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