Hariri: Les sanctions ont pris un nouveau tournant mais n'affecteront pas notre travail au Parlement ou au gouvernement

Mercredi 10 Juillet 2019 18:12 Politique

ANI - Le président du Conseil des ministres Saad Hariri a déclaré aujourd'hui qu'il y a deux groupes de personnes au Liban. Le premier est optimiste, le second est pessimiste. Il a dit: "Il est vrai qu’il y a des pressions et des défis aux niveaux économique et financier, mais d’un autre côté il y a l’adoption du budget avec ses réformes et son faible déficit, la mise en oeuvre du plan de l’électricité et du Programme d’investissement en capital, le développement des secteurs productifs, la mise en oeuvre du plan McKinsey et le démarrage des activités de forage pétrolier et gazier plus tard cette année. C'est ce sur quoi je parie et ce qui vaincra toutes les attentes négatives".

Invité à commenter les récentes sanctions américaines à l'encontre de députés du "Hezbollah", Hariri a déclaré: "Ces sanctions ressemblent aux autres sanctions en vigueur, mais il ne fait aucun doute qu'elles ont pris un nouveau tournant en étant imposées à des députés. Mais cela n'affectera pas le Parlement ni le travail que nous accomplissons à la fois au Parlement et en Conseil des ministres. Il s’agit d’un nouveau développement avec lequel nous traiterons de la façon que nous jugerons appropriée et adopterons une position à son sujet".

Hariri a pris ces positions en parrainant cet après-midi une cérémonie en l'honneur de l'ancien président de l'Association des Banques au Liban, M. Joseph Torbey, à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban.

Hariri a dit: "Je suis heureux que nous soyons réunis aujourd'hui pour rendre hommage à M. Joseph Torbey, l'un des piliers du secteur bancaire libanais et arabe. En l'honorant, nous honorons l'ensemble du secteur bancaire, qui a toujours fait preuve de solidité. C’est le principal pilier de l’économie libanaise malgré les circonstances difficiles. Il a maintenu l’attachement aux normes et réglementations internationales, comme en témoignent tous les États et les organisations internationales.

Ceci a été réalisé grâce à la sagesse et au leadership de banquiers libanais distingués tels que Joseph Torbey, qui croyait dans le Liban, son économie et sa jeunesse. Ils ont toujours soutenu les projets de développement du pays et ont accompagné le processus de reconstruction du Liban lancé par le Premier ministre martyr Rafic Hariri".

Il a ajouté: "Je suis fier de ma relation privilégiée avec le Dr. Torbey sur le plan personnel. Si nous voulions énumérer ses réalisations au cours de sa carrière nationale et professionnelle, il nous faudrait une journée entière et peut-être plus.

Outre ses succès à la direction du groupe Crédit Libanais, il a été élu cinq fois président du conseil d’administration de l’Association des banques du Liban et pour deux mandats successifs à la présidence de l’Union des banques arabes. Il a également été président du comité exécutif de l'Union des banques arabes et président du conseil d'administration de la Fédération internationale des banquiers arabes. Ceci indique clairement que Torbey a la confiance du secteur bancaire libanais et arabe par excellence. Le choisir à l'unanimité comme étant la figure des banques arabes pour 2019 témoigne de cette confiance".

Hariri a ajouté: "Ce que je voudrais dire au Dr Torbey aujourd'hui, c'est que le Liban a toujours besoin de lui, de son rôle, de son expérience et de sa sagesse. Cette cérémonie n’est qu’une page de sa carrière nationale que je souhaite à tous les jeunes hommes et femmes du Liban de suivre.

À cette occasion, je voudrais également souhaiter au docteur Salim Sfeir plein succès dans ses fonctions de président de l’Association des banques. Je voudrais lui dire que nous sommes à ses côtés et que nous sommes déterminés à maintenir la vigueur du secteur bancaire, son succès et sa force.

Je tiens également à saisir cette occasion pour vous parler franchement. Il y a deux groupes de personnes dans le pays aujourd'hui, le premier est pessimiste et le second optimiste. Personnellement, je traverse des périodes où je suis pessimiste, mais ensuite je me calme et je reviens aux constantes. Il est vrai qu’il y a des pressions et des défis sur les plans économique et financier, ainsi qu’au niveau du déficit et de la dette publique. Je voudrais ici saluer les efforts du gouverneur de la Banque centrale, Riad Salame, qui a mis devant lui une seule priorité: préserver la stabilité monétaire.

Mais d’un autre côté il y a l’adoption du budget avec ses réformes et son faible déficit, la mise en oeuvre du plan de l’électricité et du Programme d’investissement en capital, le développement des secteurs productifs, la mise en oeuvre du plan McKinsey et le démarrage des activités de forage pétrolier et gazier plus tard cette année. C'est ce sur quoi je parie et ce qui vaincra toutes les attentes négatives".

Il a conclu en ces termes: "Dans le pays, nous voyons parfois les choses sous un angle négatif, notamment parce que certains médias et politiciens n'ont d'autre travail que de détruire la scène économique libanaise. Il est vrai que nous sommes confrontés à des défis, mais cela ne signifie pas que nous, les Libanais, qui avons réussi dans le monde entier, sommes incapables de faire progresser notre pays. Nous avons la capacité, le potentiel, la jeunesse et le secteur bancaire pour faire cela et tout ce qui est nécessaire pour réformer ce chemin et je compte sur Dieu et sur vous pour y parvenir".

Les sanctions

Invité à commenter les récentes sanctions américaines à l'encontre de députés du Hezbollah, Hariri a déclaré: "Ces sanctions ressemblent aux autres sanctions en vigueur, mais il ne fait aucun doute qu'elles ont pris un nouveau tournant en étant imposées à des députés. Toutefois, cela n’affectera ni le Parlement ni le travail que nous accomplissons à la fois au Parlement et en Conseil des ministres. Il s’agit d’un nouveau développement avec lequel nous traiterons de la façon que nous jugerons appropriée et adopterons une position à son sujet.

Il est important que nous préservions le secteur bancaire et l'économie libanaise, et si Dieu le veut, cette crise passera tôt ou tard. Nous espérons que cette question ne sera pas exagérée car elle existe déjà et il n’est pas nécessaire de procéder à des analyses qui ne feraient qu’aggraver la situation politique.

Il ne fait aucun doute que le Parlement n'approuve pas cette question. Il est souverain et représente la volonté du peuple. Mais les sanctions sont autre chose. Nous devons faire face aux défis et ne pas nous créer des crises. La chose la plus importante à laquelle nous devons travailler à présent est de répondre aux besoins des citoyens libanais et de leur assurer une bonne situation économique, car ils en ont marre des discours et des slogans politiques. Nous devons nous préoccuper des citoyens, de l’économie, du développement, de l’éducation et de l’environnement. C'est ce que veulent les citoyens. Si nous continuons à leur vendre des mots en politique, nous perdons tous notre temps. Nous devons travailler et nous concentrer sur cela".

(Bureau de presse du Premier ministre Saad Hariri)

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