Les habitants du Akkar récupèrent leur plage après le démantèlement des tentes des bohémiens... Mais qui la nettoie ?

Jeudi 23 Juillet 2015 à 09:20 Enquêtes et dossiers chauds

Enquête : Monzer el-Merehbi

Traduite par : Nicole Khattar

 

ANI - La plage du Akkar est presque la seule plage qui ne comprend pas de piscines ou de complexes, bien qu'elle soit, peut-être, la meilleure au niveau des critères et de la propreté de l'eau, ainsi qu'au niveau de la diversité des ressources poissonnières.


La plage s'étend sur une superficie de 15 Km environ en commençant par le camp de Nahr al-Bared jusqu'à la région frontalière de Arida. Elle est connue par son endroit stratégique, étant donné qu'elle est située le long d'une route internationale qui relie le Liban à la Syrie, près de l'aéroport du président martyr, Renée Mouawad à Kleiaat et du port de pêcheurs, qui est une source de revenus pour des centaines de familles.


La plage était jadis une destination populaire mais ceci a changé après la propagation des tentes de bohémiens et elle s'est transformée, par conséquent, en semi-villages pendant une quinzaine d'années, avant que la décision de démantèlement des tentes ne soit prise . Mais malgré cette dernière démarche, la plage a besoin aujourd'hui de campagnes de nettoyage.


Le président de l'union des municipalités de Kayteh, Ahmad el-Mir, a déclaré que la plage du Akkar était une ressource touristique et environnementale "gaspillée et confisquée" par les responsables et les personnes concernées, qui ne s'intéressent pas au Akkar et à ses installations.


"Le Mohafez du Akkar tente d'aider les citoyens de la région dans plusieurs dossiers. Démonter les tentes était un grand accomplissement", a-t-il dit, remerciant l'armée libanaise pour l'intérêt qu'elle porte à cette affaire et appelant les municipalités à jouer un rôle positif quant au nettoyage de la plage et sa protection des violations.


Il a enfin regretté la négligence préméditée du Akkar et l'absence des services et du développement, concluant que des études étaient élaborées, en vue de la protection et du nettoyage de la plage.


Pour sa part, le vice-président de la municipalité de Kayteh, Ziad Ahmad, a indiqué que les responsables manquaient à leur devoir ,en ce qui concerne la mise en place des projets de développement au Akkar, ce qui a poussé les jeunes à se déplacer.


"La plage du Akkar, l'une des plus importantes plages, manque à tous les critères touristiques", a -t-il affirmé, appelant enfin à la nettoyer, la protéger des agressions environnementales et à encourager l'établissement des piscines et des lieux touristiques dans le but d'accueillir les visiteurs.


========== N.KH.

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