La Campagne nationale de lutte contre le cancer du sein: Un impact qui frle le niveau mondial

Mardi 11 Novembre 2014 11:44 Enqutes et dossiers chauds

Enquête : Bahaa El-Ramli


Traduction : Dina Chamseddine


ANI - « Elle te rappelle tout, rappelle lui la date de la mammographie
. C’est le slogan choisi par la commission nationale pour la lutte contre le cancer du sein, présidée par le directeur général du ministère de la Santé publique, Walid Ammar, pour la 13ième campagne de sensibilisation.


En 2002, 11% des femmes ont fait la mammographie. En 2013, le nombre a été estimé à 52%. C’est un grand exploit réalisé par la campagne, en voie de lutte contre cette maladie, dont le taux de guérison pourrait atteindre les 90%, en cas de détection précoce de la maladie.


La directrice du département de la culture médicinale et coordinatrice de la campagne nationale de sensibilisation contre le cancer du sein, Racha Hamra, a exposé à l’ANI les résultats de la campagne et les mesures prises par le ministère dans ce contexte.


Mme Hamra a indiqué que la campagne avait débuté au Liban en 2002, à la suite de l’augmentation du nombre des femmes atteintes par ce cancer. Un an plus tard, les statistiques ont montré la découverte de 1300 nouveaux cas de cancer de sein. Cette augmentation a été maintenue dans les années 2008 et


2009, où plus de 1700 cas ont été recensés, en plus des autres cas de cancer comptant 8000, ceci signifie que le cancer du sein constitue 21% des autres types de cette maladie qui atteint les hommes et les femmes. En plus, le taux de cancer du sein compte 43% parmi les cancers qui frappent les femmes. Ce qui constitue un taux assez élevé
.


Mme Hamra a souligné l’importance du dépistage précoce de cette maladie, puisque des études internationales ont prouvé que cette détection pourrait hausser à 90% le taux de guérison, surtout que le traitement pourrait être rapide, plus efficace et moins coûteux.


Elle a évoqué plusieurs moyens de détecter la maladie, dont l’examen clinique ou l’autopalpation. Mais elle a affirmé que la mammographie demeure le meilleur moyen. D’ailleurs c’est à partir de ce fait, que la campagne encourage les femmes à faire cette radio et à parler sans honte de leur maladie.


Elle explique que le recours à la détection précoce a abouti sur le plan mondial, à réduire le taux des femmes atteintes. Elle a rappelé qu’aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, 50% des cas de cancer du sein sont enregistrés parmi les femmes âgées de 50 ans. Alors qu’au Liban, 40% des cas commencent avant l’âge de 50 ans, mais les raisons de ce fait ne sont pas encore connues.


En fait, selon Mme Hamra, toute femme ayant des proches atteintes de cette maladie, doit commencer à faire les examens médicaux à l’âge de 35 ans.


Et Mme Hamra d’affirmer que ce ne sont pas seulement les femmes mariées qui doivent effectuer les tests médicaux, mais aussi les femmes célibataires, ces dernières étant autant exposées à ce cancer.


Concernant les résultats de la campagne de sensibilisation annuelle, les études montrent qu’en 2002, 11 % des femmes ont effectué la mammographie, 18% en 2005, 27% en 2008 arrivant enfin à 52% en 2013. Mais des décalages ont été enregistrés entre les régions libanaises, puisque le taux a atteint 60% à Beyrouth, alors qu’il a été limité à 5% à Baalbek, à 10% à Nabatiyeh et à 6% au Akkar. A l’exception de Beyrouth, les taux bas étaient dûs, selon Mme Hamra, au cout des tests, à l’absence de la sensibilisation et aux coutumes, surtout si le technicien qui effectue la mammographie était un homme.


Selon Mme Hamra, le ministère a pris, depuis 2002, plusieurs mesures, dont la mise en place d’hôpitaux publics dans toutes les régions libanaises, la demande à ces hôpitaux de recourir à des techniciennes pour effectuer les mammographies, la prolongation de la durée des campagnes de sensibilisation, et la signature d’accords avec les hôpitaux privés pour réduire le cout de la mammographie à 40 mille Livres Libanaises au moment où les hôpitaux publics assurent ce service gratuitement.


Mme Hamra a précisé que 62 hôpitaux participent à la campagne dans toutes les régions libanaises, ainsi que 54 centres de radiologie et 24 hôpitaux gouvernementaux.


Elle a ajouté que le ministère de la Santé a commencé en 2008 à distribuer des formulaires dans tous les centres médicaux, comprenant des questions sur les motifs qui ont poussé les femmes à faire la mammographie. Il s’est avéré que 3200 femmes ont subi ce test pour la première fois, alors que le nombre s’est multiplié par trois en 2009, après la prorogation de la durée de la campagne de sensibilisation, pour atteindre les 10200 femmes. En 2010, le nombre a atteint les 12700 femmes pour dépasser les 12 mille femmes en 2012.


Ces femmes ont été informées de la campagne par les medias, notamment audio-visuels.


Mme Hamra a ajouté que la commission nationale a organisé plusieurs sessions de formation dans les hôpitaux en coopération avec l’Association libanaise des radiologistes. Selon elle, ces sessions d’entrainement visent surtout à améliorer la performance des techniciens et à encourager les centres à coopérer avec des techniciennes dans les régions rurales.


La responsable du ministère de la Santé a toutefois écarté le lien étroit entre le coût du traitement du cancer du sein qu’assume le ministère et la campagne de sensibilisation lancée annuellement et ce en raison de la diversité des traitements et la découverte de nouveaux médicaments couteux chaque année.


Elle a affirmé que le ministère aspirait à hausser le taux des femmes qui répondent à la campagne et du dépistage précoce des cas de cancer, puisque le taux de la guérison dû à la campagne nécessite entre 15 et 20 ans, alors que la campagne date depuis 13 ans.


Elle a toutefois rappelé que le taux des femmes qui ont subi une mammographie pour la première fois, s’est élevé de 11% à 52%, ce qui constitue un bon résultat en comparaison avec les taux internationaux variant entre 50 et 70%.


Mme Hamra a souligné la nécessité de la contribution de tous les syndicats en rapport avec le secteur médical à la campagne, comme les médecins, les pharmaciens, les propriétaires des hôpitaux, les radiologistes, les infirmiers et les associations des femmes, ainsi que les écoles et les universités.


Elle a enfin rappelé le numéro de la ligne chaude, 1214, pour communiquer avec le ministère et l’informer de toute plainte ou des centres qui refusent de faire subir les tests selon les prix fixés par le ministère.

 

=======D.CH

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