Le cauchemar des frais de scolarité terrifie les citoyens

Lundi 29 Septembre 2014 à 10:56 Enquêtes et dossiers chauds

Achkar: Pas de hausse des frais de scolarité sans loi approuvée par le parlement


Enquête rédigée par Rima Youssef
Traduite par Elissar Naddaf

ANI - Au début du mois de septembre, le cauchemar des frais de scolarité commence à inquiéter les citoyens, à s'emparer de leurs épargnes et à vider leurs poches.


La souffrance des parents reprend chaque année, ces derniers étant obligés de payer plus que 1000 dollars comme frais de fourniture, de livres, de papeterie et de costumes mise à part la scolarité des écoles pour chaque enfant.

 

Le programme "Alo Beirut", diffusé sur "Radio Liban" et préparé et présenté par notre collègue Natalie Issa, a évoqué ce dossier avec le président du département de l'enseignement privé au sein du ministère de l'Education, Imad Achkar, le chef du syndicat des éditeurs scolaires Elias Saad et le vice-président de la fédération des comités des parents Antoine Chidiac.

 

M. Saad a considéré que seule la direction du collège était habilitée à choisir le livre ou changer l'édition et il est nécessaire que l'école remette la liste des livres aux étudiants et leur laisser le choix de les acheter de la librairie qu'ils préfèrent.


"Les librairies ont le droit de s'indigner des collèges qui vendent les livres étant donné que la loi interdit aux écoles de vendre les livres sauf si elles possèdent un registre commercial" a-t-il ajouté, imputant la responsabilité de la vente des livres sans permis aux ministères de l'Economie et de l'Education et aux directions des collèges.

Le président du département de l'enseignement privé Imad Achkar a affirmé pour sa part que l'article 8 de la loi relative aux écoles stipule que le collège doit fixer la liste des livres et la fourniture sans obliger les étudiants de les acheter de l'école, clarifiant que le ministère de l'Economie et l'autorité de la protection du consommateur et le département de l'enseignement privé effectuent des tournées sur les collèges pour contrôler cette affaire et que des avertissements ont déjà été adressés à un nombre de collèges.

M. Achkar a indiqué que le collège était autorisé à déterminer les livres qu'il veut adopter et leur source .


"Selon une décision prise par le ministre de l'Education, il n'y aura pas de ahusse sur les frais de scolarité sauf si une loi est émise à cet égard sinon l'école sera poursuivie" a-t-il ajouté.

 

Pour sa part, M. Chidiac a affirmé qu'il appuyait les demandes des enseignants, prévoyant que les frais de scolarité n'augmentent pas cette année .


M. Chidiac a par ailleurs appelé les parents des étudiants à participer aux élections des comité des parents pour exprimer leurs demandes.

"Les collèges qui comprennent 400 ou 500 étudiants sont menacés de fermeture au cas où la grille des salaires est approuvée, notamment les écoles gratuites" a-t-il affirmé.

A propos des prix élevés des livres, M. Saad a clarifié que les prix des livres publiés par le ministère de l'Education sont fixes et ne peuvent pas être manipulés et que les prix des livres édités par les maisons d'édition sont contrôlés par un comité formé par le syndicat en coordination avec le ministère de l'Economie.

Quant aux livres importés, il a affirmé que leurs prix sont chers à comparer avec la situation économique .

A propos du changement des programmes, M. Saad a affirmé que cette méthode était adoptée par tous les pays du monde notammment la France qui change ses programmes scolaires chaque trois ans.

Une année scolaire s'achève et une autre commence, les étudiants grandissent physiquement et mentalement alors que les scolarités augmentent avec une grande vitesse dans l'espoir que cette augmentation soit un peu plus rationnelle.

============E.N.G 

Suivez les nouvelles de l'Agence Nationale de l'Information sur les ondes de Radio Liban 96.2, 98.1 et 98.5 FM

  • Nos Services
  • Service d'email
  • Application Mobile
  • Site Web réactif