Jran: un petit village du Batroun connu par son histoire et son amour du savoir

Vendredi 24 Janvier 2014 01:27 Connatre le Liban


nquete rédigée par Ghassan Azar


Traduite par Elissar Naddaf

 

ANI - Jran est un village du Batroun chanté par les poetes et les écrivains. Amine Rihani l'a cité dans son livre intitulé "Le coeur du Liban" dans un chapitre intitulé "Jran et son propriétaire Kheirallah Kheirallah".
 


L'historien Anis Freiha a expliqué l'étymologie du mot Jran: Il vient du mot Goren qui signifie les champs de blé. Le poete et historien Abdallah Abi Abdallah, originaire du village, a expliqué que ce mot vient de Jerona qui signifie un espace en creux. En effet, Jran se situe à une tres basse altitude par rapport aux villages avoisinants.


Le village se situe dans la région centrale de Batroun à 450 m de la surface de la mer. Il est entouré à l'Est par Daraya, Ramat et Kfifan ou se trouvent les sanctuaires de saint Nehmatallah Kassab Hardini et du bienheureux Stéphan Nehmé et à l'Ouest par Eddé et la cité de scoutisme et Mrah Chedid.
 


Le village contient des vestiges archéologques qui reviennent à l'époque phénicienne et bizantine. En dépit de sa petite superficie, le village possede une histoire invétérée . Il se distingue par la présence du "jardin des poetes" créé par Abdallah Abdallah .La bibliotheque du village contient dix mille livres et elle a été concue pour initier les habitants à la lecture. Jran est connu par ses personnalités qui ont occupé des positions considérables notamment le journaliste et politicien Kheirallah Kheirallah qui a défendu les affaires du Liban et de la nation arabe et qui fut condamné à mort par Jamal Bacha en 1916 . Il est connu par sa célebre phrase:"Vous m'avez condamné à mort et je vous condamne à la disparition".


Jran est un beau village qui se situe sur des collines ornées d'oliviers et de pins . L'autoroute qui se situe au centre ddu village relie Jran à Batroun et au reste des cazas. Cet empire touristique est devenu la destination des visiteurs du village.
 


Le conseil municipal du village présidé par Georges Tannous puis par l'ingénieur Philippe Saad, est formé de neuf membres . Jran comprend plusieurs écoles officielles, et des magasins se situant sur les bords de l'autoroute ainsi qu'une usine de réparation d'armes, une pharmacie et des boulangeries.


Ses habitants


Les habitants de Jran sont au nombre de mille répartis sur 130 maisons. Les familles les plus connues sont Rizk, Farah, Khoury, Baz, Akl, Kheir, Sarkis, Youssef, Hanna, Antoun, Tannous , Hilal, Saad, Abi Nassif, Chahine, Medlej, Kheirallah et Abi Abdallah. Durant la premiere guerre mondiale le tiers de ces habitants ont émigré en Amérique du Sud, l'autre tiers a mouru de faim alors que le reste est resté dans le village.


Les quartiers du village


Les quartiers de Jran comprennent des sites archélogiques datant de l'époque phénicienne entre autres Ramat, Hayy el Dayha, Harat, Hay Azaka, Hay el Hamra ou se trouve le puits Chmouna qui guérit de certaines maladies selon l'écrivain Maroun Abboud.


A Ramat se trouve une ancienne église bizantine celle de la Sainte vierge et un puits d'eau nommé Bir el Rass visité jadis par les croyants qui y jetaient des pieces de monnaie en pretant serment de ne pas manger les pattes et la tete de l'animal jusqu'à ce que leur fils ainé soit capable d'égorger le bélier .
 


Hayy el Dayha est connu par la place Al Bayader ou l'on battait le blé , et par l'église Saint Doumit visitée par les malades qui souffrent de maux de poitrine, de maladies nerveuses ou de rhumatisme. Le célebre journaliste Kheirallah Kheirallah ainsi que l'un des commandants romains sont enterrés dans les cimetieres de cette église.


L'échelle reliée à l'église est bâtie sur les décombres d'un ancien temple paien dont il ne reste que la base d'une colonne de marbre déposée dans la place de l'église.
 


Un fossé se trouvant sur une colline au voisinage de l'église est le reste d'un ancien temple paien dont les pierres ont été utilisées pour construire l'église ou se trouvent également d'anciennes monnaies et des poteries brisées .


Hayy el Hara mene à un quartier connu sous le nom de La croix qui relie les villages à la route de Saint Joseph Jrebta . Hay el Azaka comprend une école nommée école de la victoire qui était jadis une maison appartenant à Boulos Rizk .
 


Hayy al Sarayat était habité par les gouverneurs de la région de la famille Hamadé durant le mandat ottoman. Hayy el Karasi était le siege du patriarche Youhanna Maroun.


Mémoire du village

 

Les habitants du village se rappellent que Youssef Beik Karam qui était un ami intime de cheikh Fares Tannous Abi Abdallah a visité ce dernier plusieurs fois et passait la nuit chez le grand-pere maternel du poete Abdallah Abi Abdallah , pere Elias Farah, pour se cacher du gouverner Daoud Bacha.
 


On se souvient aussi qu'un officier égyptien a visité le village et a offert à cheikh Abi Abdallah une épée .


On dit aussi que le cheikh cité a offert au couvent Mar Youhanna Maroun une parcelle de terre comprenant des vergers de fruits et un moulin à eau demandant aux pretres d'apprendre bénévolement la catéchese aux fils du village .
 


En bref, Jran est un village qui jouit d'un patrimoine national, humanitaire et culturel exceptionnel.

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