Autorit des activits ferroviaires : des installations dlaisses

Dimanche 30 Septembre 2018 16:56 Enqutes et dossiers chauds

Enquête : Rana Sarhane

Traduite par Nayla Assaf

L’Autorité générale des activités ferroviaires et des services de transport en commun au Liban sont pratiquement vides. Sur plus de 1 000travailleurs avant la guerre civile, il reste encore neuf agents de la quatrième catégorie à la Direction des transports.

Ziad Nasr, président et directeur général de l’Autorité des chemins de fer de l’Etat, nommé le 03/10/2013 n’a pas bénéficié de la grille des salaires. Décidant de briser, son silence, il a affirmé avoir hérité d’un lourd fardeau causé par la négligence  qui a touché cette installation.

"Les charges et les responsabilités sont nombreuses, d'autant plus que la direction souffre d'une vacance extrême. Les allégations sur le gaspillage des fonds publics dans le paiement de salaires fictifs sont infondées", a-t-il expliqué.

Il a regretté que « les parties concernées n’aient pas alloué suffisamment de fonds à cette installation pour gérer les affaires courantes d'une part, tout en conservant les propriétés de l'établissement. Cette perception erronée pourrait entraîner de grosses pertes. Nous, en tant que direction, prenons des dispositions nécessitant un personnel qualifié qui n'existe pas et des crédits non disponibles pour maintenir les propriétés de l'installation en bon état et empêcher les intrusions.  Aujourd'hui, après avoir commencé à prendre des mesures sérieuses pour mettre un terme aux intrusions, nous demandons de combler les postes vacants et d’optimiser les capacités de l'établissement. Malgré les lourdes charges qui pèsent sur ses épaules, l’installation peut redémarrer mais cela exige des solutions rapides, principalement du personnel qualifié pour faciliter les affaires, et rester en contact avec des spécialistes pendant la préparation et la mise en œuvre du plan afin d'obtenir des résultats durables. Nous avons réussi à convaincre de nombreux pays intéressés à former une équipe de l'établissement. Mais sans personnel, comment cela peut-il être possible? ", s'interroge-t-il.

Citant les multiples problèmes auxquels se trouve confronté le gouvernement libanais, il n’a pu toutefois s’empêcher de donner la priorité à son établissement, ajoutant : « Nous sommes un pays qui traverse une crise financière, mais nous attendons le financement de nos plans qui sont prêts à être lancés ».

M. Nasr a révélé  que le gouvernement libanais est bien conscient de l'importance de l'installation et lui accordera l'attention et le soutien requis au cours de la prochaine étape. Il s’agit de traduire les efforts déployés par l’établissement en collaboration avec le ministre des Travaux publics et des transports, notamment après la préparation de nombreux projets qui constituent des solutions durables pour les transports publics.

«Ces projets ont séduit de nombreux blocs parlementaires, notamment le bloc du Rassemblement démocratique qui s'est récemment rendu sur les lieux pour inspecter de près la situation,  se disant prêt à s’associer aux efforts déployés en faveur de cette institution », a-t-il expliqué.

M. Nasr a commencé, il y a trois ans à gérer son département et à suivre les irrégularités dues au laxisme de certaines parties. "Étant donné que les municipalités chargées de réglementer les irrégularités sont essentiellement des conseils élus par des contrevenants, ces irrégularités sont souvent ignorées pour des raisons électorales et politiques. Cela est une violation de la loi ", a-t-il précisé.

Il a ensuite évoqué le rôle des autorités locales et des administrations publiques dans la protection des biens publics tout en déclarant à
propos des infractions ferroviaires au Liban: "Les infractions augmentent et diminuent en fonction de l’importance des investissements dans les régions, ainsi qu’en raison de nos capacités limitées dues au manque de spécialistes, d'ingénieurs et de topographes. "

"Considérer que le crédit demandé pour la direction est un gaspillage ou inutile n'est pas vrai. Quiconque nous accuse de ces faits, aide certainement à renier les droits de l’établissement qui a besoin de fonds», a-t-il confirmé.

Il a ajouté : "Nous tenons à rendre les établissements et les propriétés plus importantes que dans le passé. En attendant le soutien susmentionné, nous collaborons avec les municipalités pour accomplir les bonnes actions, afin de nettoyer les lignes ferroviaires.  Cette collaboration renforce les liens  entre les institutions publiques et les municipalités. Je voudrais également remercier le procureur financier pour les efforts qu'il déploie pour poursuivre nos plaintes. L'investissement et l'entretien des propriétés ferroviaires sont tous deux légalement confiés à cet établissement public. D’autre part, le directeur général doit assumer de nombreuses tâches et responsabilités, en particulier en l’absence d’une équipe technique qui l’aide à mettre en œuvre les projets », a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne le rôle du ministère des Travaux publics et des Transports, M. Nasr a déclaré: "Pour être juste, l’actuel ministre, Youssef Fenianos, soutient totalement nos démarches et comprend très bien le fardeau qui pèse sur nos épaules. Il a été approuvé par le Conseil de la fonction publique et a été adopté par le ministre qui l’a présenté au Conseil des ministres deux ans auparavant. Nous sommes souvent surpris par ceux qui minimisent l’importance de l’établissement et les efforts considérables déployés pour surmonter les obstacles.

Il a annoncé qu’il travaillait à assurer l’auto-importation en vendant des billets aux passagers de la section des transports en commun, affiliés à l’établissement, et en collectant des lignes de travail «malgré ses limites dues au manque de machinerie et de main-d’œuvre”.

"Nous prenons les mesures juridiques nécessaires pour forcer les contrefacteurs à éliminer leurs irrégularités et à réparer les dégâts causés. Avec l'aide du Parquet général, nous avons pu supprimer de nombreuses violations, ainsi que les traverses de chemin de fer".

Grâce à cette initiative, nous espérons accomplir ce qui suit:

- Préserver les droits et propriétés de l'établissement et faire ressortir le point de repère des chemins de fer

- Freiner  les infractions, surtout maintenant que les parties chargées de les arrêter prétendent que le point de repère n'est pas clair.

- Donner un signe clair de la possibilité de relancer les projets ferroviaires. L’établissement, avec ses modestes capacités, s’emploie à prévenir les infractions sur de nombreux sites et n’hésite pas à renvoyer les escrocs devant le tribunal compétent. Abandonner ou succomber à la réalité actuelle n'est pas permis », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : "En attendant les investissements nécessaires pour relancer la piste côtière, il y a un mini projet que nous espérons mettre en œuvre avec l'aide d'une certaine partie qui a montré sa volonté d’y contribuer ",  indiquant que « dans le nord du Liban, on tente d’envoyer une équipe spécialisée afin d’étudier la possibilité de propulser un petit compartiment sur 10 kilomètres. Cela révélerait les efforts déployés par l'établissement pour relancer le secteur. Si, grâce à des efforts personnels, nous sommes en mesure de le faire, nous pourrions alors, avec l’aide et le soutien du gouvernement, ainsi que des fonds, mettre un terme aux infractions et relancer l’installation ».

M. Nasr a signalé que «l’établissement a déjà réalisé une étude complète sur l’ensemble de la ligne de chemin de fer, grâce au soutien technique de l’Union européenne, dans le but de  relancer ce secteur sur la côte de Beyrouth à Tripoli. Les études mentionnées incluent également des détails sur un autre projet ferroviaire reliant Tripoli aux frontières libano-syriennes. Pour que ces projets soient mis en œuvre, un investissement est indispensable.

«Cette piste est une priorité étant donné qu’elle relie le port de Beyrouth au port de Tripoli, ainsi qu’à la zone économique de la ville, à la base aérienne de René Mouawad et aux frontières libano-syriennes. La réactivation de cette voie est en phase avec les efforts déployés pour activer le port de Tripoli et conduit à la résolution de la crise de circulation qui bloque l’entrée nord de Beyrouth. Les résultats sont tangibles, c'est pourquoi cette piste est prioritaire. Cela ne veut pas dire que nous ne prêtons pas attention aux traces restantes dans le sud et dans la Bekaa. Nous avons déjà présenté une vision complète au Conseil des ministres qui a approuvé la tâche de charger le ministère des Transports d’élaborer un schéma ferroviaire couvrant tout le sol libanais », a-t-il dit

Il a souligné l’importance des projets qui soient au profit des citoyens libanais et répondent à leurs principaux besoins. Le secteur des transports publics est devenu un fardeau qui affecte à la fois les citoyens et le trésor. Ce fardeau est un cumul de la crise du trafic, du nombre croissant de décès  et de l’exode des villages vers les villes. C’est pourquoi les investissements sérieux dans le secteur des transports publics doivent commencer, d’autant plus qu’ils contribuent à activer le cycle économique et à limiter les effets négatifs sur les niveaux économique, social, écologique et touristique ».

«Ce secteur offre de nombreuses opportunités aux personnes de différentes régions pour communiquer. Le chaos actuel dans le secteur des transports publics a conduit au hasard et a renforcé le concept de confessionnalisme et de régionalisme. Il est temps de prendre les devants et de développer un système complet de transport couvrant toutes les régions libanaises et un système comprenant des gares de voyageurs. De cette façon, nous élargirons les perspectives du mélange et de la communication entre les citoyens. La revitalisation des chemins de fer créera également de nouvelles opportunités de travail pour les jeunes libanais de toutes les classes et de tous les niveaux d’enseignement. »

M. Nasr a ensuite fait allusion à l'appel d'offres lancé par l'établissement pour acheter le carburant nécessaire aux bus publics. Toutefois, en raison de l’offre mentionnée, l’établissement a pu économiser 58% du total de la part de la société de distribution, de la commission des entrepreneurs et du coût du transport. "Je préférerais que tous les établissements qui embauchent suivent mes pas pour économiser de l'argent public", a-t-il imploré.

«La grille des salaires n’a pas été appliquée dans l’établissement car il n’y a pas d’employés dans le secteur, étant donné qu’ils ont été abandonnés plusieurs années auparavant. Malheureusement, ils ne bénéficient d'aucun service financier ou social de la part de l'établissement. Il convient de noter qu’il existe un préjudice contre l’établissement, privant ses employés de leur droit en vertu de la loi 46/2017, tout comme les autres employés du secteur public. Nos quelques employés ont respecté leurs nouveaux horaires de travail adoptés par le gouvernement libanais, mais ils n’ont bénéficié d'aucun bonus », a-t-il conclu.

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