Hariri lors de la commmoration du 14 fvrier : Nous prsenterons aux lections des listes du Futur rassemblant des candidats de toutes les confessions et refusons une alliance avec le Hezbollah

Mercredi 14 Fevrier 2018 21:29 Politique

ANI - Voici le discours prononcé par le Premier ministre Saad Hariri cet après-midi lors d'une cérémonie organisée par le courant du Futur au Biel pour la treizième commémoration de l'assassinat du Premier ministre martyr Rafic Hariri :

« Treize ans, que tu es avec moi, pour le meilleur et pour le pire. Le compagnon des jours difficiles, et ils sont nombreux pour nous, pour le pays et la région.
Treize ans, et à chaque fois que j'ai besoin de toi, tu me dis: Continue Saad, notre cause est plus grande que les mots. Et rien sur terre ne doit te faire baisser les bras. Nous nous sommes consacrés à servir notre pays. C'est notre destin. La stabilité du Liban et sa sécurité sont les atouts les plus importants dans nos vies.

Treize ans, que la région est en ébullition. Révolutions, guerres, discordes et déplacement. La Syrie a été dévastée par les batailles et est devenue un terrain d'essai pour les armées et les milices de toutes nationalités. L'Irak est toujours prisonnier des conflits, et la destruction de Mossoul est devenue pareille à celle de Bassrah. Le Yémen heureux est devenu le pays le plus triste au monde, la Libye a été frappée par la malédiction du terrorisme et la malédiction se déplace d'un pays à l'autre.

Malgré tout, je tiens à te rassurer ... Le Liban est toujours dans la zone de sécurité car l'esprit de Rafic Hariri est toujours avec nous, et parce que le jeune homme qui mettait sa vie en péril pour obtenir un cessez-le-feu à Beyrouth, n'accepterait jamais de livrer Beyrouth à la guerre civile de nouveau. Et parce que celui qui a travaillé pour l'accord de Taëf ne pourrait jamais accepter de rompre la coexistence, et celui qui a aidé 40 000 étudiants à obtenir leur diplôme n'accepterait jamais de former des milices armées.

Nous avons appliqué ton héritage, nous avons choisi de marcher sur tes traces, pour que l'état, les institutions et la légitimité au Liban demeurent, et que tout le monde sache que nous n'accepterons pas que les sacrifices des martyrs se perdent dans l'effondrement du pays. Ceux qui disent le contraire mènent des guerres factices. Nous avons éloigné le feu syrien de notre pays, malgré la présence de plus d'un million et demi de réfugiés syriens. Nous avons expulsé Daech, et le terrorisme n'a pas pu trouver un environnement propice dans notre pays. Nous avons maintenant une armée forte et des forces de sécurité dont nous sommes fiers.  Et la Branche des renseignements établie par ton bien-aimé Wissam, est aux aguets, avec tous les services de sécurité, face au Mossad et au terrorisme.
Nous avons des problèmes économiques et sociaux, c’est vrai. Nous avons des différences politiques, c'est vrai. Mais nous avons un pays, un Etat, des institutions, une légitimité, un gouvernement, une opposition, la liberté et la presse, à une époque où les pays, les institutions, les légalités, les libertés, les armées et les oppositions s'effondrent.

Treize ans, et nous insistons toujours sur la justice. Nous ne désespérerons pas, nous n'oublierons pas et nous ne ferons aucun compromis. Certains croient que la justice céleste est en train de se réaliser d’une certaine façon. Mais la justice du Tribunal international est en chemin, parce que c'est la clé de la vérité, et la clé est le legs des martyrs du 14 mars, pour nous tous, en particulier pour le Courant du Futur.

Treize ans, et je rêve encore, chaque jour, du jour où je verrai ton rêve, le rêve de Rafic Hariri, devenu réalité dans tout le Liban.

Chers frères et sœurs, le représentant de Son Excellence le Président de la république, le représentant du Président du Parlement, collègues et amis, mes camarades bien-aimés au courant du Futur, que la paix et la miséricorde soient sur vous,
Les premiers mots ont été pour le Premier ministre martyr Rafic Hariri et ses compagnons martyrs. Nous nous réunissons aujourd'hui en guise de loyauté à leur lutte face aux pires périodes de tutelle de l'histoire du Liban.
J'ai l'honneur d'annoncer la commémoration du 14 février de cette année, comme une occasion pour rendre hommage à Jérusalem. Un hommage à Jérusalem de la part de l'esprit du Premier ministre martyr, du Courant du Futur, et tous ceux qui se réunissent pour honorer les martyrs de la liberté et de l'indépendance, les martyrs du 14 mars. Pour l'amour de Jérusalem, capitale éternelle de la Palestine, je vous invite tous à observer une minute de solidarité, pour Jérusalem et de la résistance du peuple palestinien.

Chers frères et sœurs,
Nous remercions Dieu que les fidèles partisans du Premier ministre Rafic Hariri se réunissent encore à Beyrouth, de toutes les régions, pour confirmer que le courant est dans les premières lignes pour protéger le Liban. Votre persévérance, votre modération, votre arabisme, votre patience, votre rejet de la discorde et votre foi dans la coexistence ... étaient et sont toujours la meilleure arme pour faire face aux défis.
Par conséquent, que chacun sache que moi, Saad Rafic Hariri, refuse de conduire ces gens nobles et fidèles à l'abîme ou à tout conflit civil. Que chacun sache aussi que je ne vendrai pas à mes frères arabes de faux produits politiques libanais pour la consommation dans les médias et les marchés sectaires. Nous ne sommes pas des marchands de positions et de slogans, nous sommes honnêtes quant à notre rôle envers notre peuple et nos frères. Je ferai face avec vous à tous les défis, et n'accepterai pas que le Liban quitte son environnement arabe, ni entre dans l'holocauste des guerres arabes.
La décision de distancier le Liban est essentielle dans ce défi, et la stabilisation du Liban dans sa position naturelle, un état qui maintient les meilleures relations avec les Etats arabes et rejette toute offense contre eux. La décision n'a pas été prise pour rester des mots sur un papier, celui qui signe une décision prise par l'Etat doit respecter cette décision.

Chers amis, frères et sœurs, la créativité intellectuelle de certains de ceux qui font de la surenchère a atteint le point où ils ont appelé à livrer le pays au Hezbollah, pour le tenir responsable des répercussions qui en résulteront. Ensuite, ils ont dit que les élections conduiraient à un parlement qui légaliserait les armes du Hezbollah. Ceci est un exemple d'opinions de personnes qui étaient parmi nos amis, mais qui ont égaré le chemin de l'amitié, à la recherche de rôles dans le pays et à l'étranger, et ont écrit des positions et des rapports contre Saad Hariri et le courant du Futur.

Ceux-ci savent très bien que la vraie confrontation politique et électorale est entre le courant du Futur et le Hezbollah, et ils savent aussi que tout ce qu'ils font ne pourra pas obtenir un minuscule pourcentage du capital du Hezbollah aux élections. Mais ils parient sur les miettes des tables du Courant du Futur, pour transformer ces miettes en un repas électoral qui profitera aux candidats du Hezbollah et de ses alliés.

Je veux dire que les gens qui surenchérissent en ce qui nous concerne et qui parient sur le sentiment de colère, savent que le maximum qu'ils peuvent faire est de nous diviser et d'affaiblir notre vote, dans l'intérêt d'une seule partie: l'intérêt du Hezbollah. En fait ils travaillent pour le Hezbollah. Ce sont des phénomènes sonores qui n'arriveront nulle part. Nous sommes certains que le courant du Futur, et avec lui les partisans du Premier ministre Rafic Hariri, est incassable. Le Courant du Futur est incassable !

C'est un pilier essentiel de la formule libanaise et de l'équilibre national, et il lui est impossible de former un pont sur lequel passeront les illusions de renversement de la formule, de l'accord de Taëf et de l'arabisme du Liban. L'accord de Taëf est une ligne rouge. Il n'est pas sujet à modification, altération et interprétation. Ce n'est pas un cadre pour des accords entre deux, trois ou quatre parties.

Nous au courant du Futur ne couvrirons aucune politique qui permet d’entraver le Document d’entente nationale et renouveler le conflit civil au Liban. Nous avons été et resterons, les protecteurs de la République et de son système démocratique, les gardiens de la coexistence et de l'identité arabe du Liban et l'obstacle insurmontable à toute tutelle extérieure. L'ère des tutelles a pris fin, et le 14 mars 2005 est une étape qui ne sera pas effacée de l'histoire de ce pays.

Frères et soeurs, jeunes hommes et femmes du «courant du Futur», nous sommes à quelques semaines des élections parlementaires, ce qui devrait marquer un tournant dans notre vie parlementaire, que ce soit au niveau de la mise à l'épreuve de la nouvelle loi ou du renouvellement du parlement. Le courant du Futur se prépare à se présenter aux élections dans tout le Liban. Nous annoncerons les noms des candidats dans quelques jours et nous présenterons aux les élections.

Le programme électoral du courant du Futur est de restaurer le prestige de l'ère Rafic Hariri, libérée des pressions de la tutelle et de ceux qui grimpent sur les épaules de l'Etat et de la loi.

Au niveau national et politique, il y a des constantes sans lesquelles le pays ne peut pas être stable ou réaliser des progrès et que nous ne pouvons abandonner en aucune circonstance.
1- L'accord de Taef et les exigences de l'entente nationale sont des lignes rouges.
2- L'engagement envers dialogue dans l'approche des conflits politiques.
3- La protection du Liban contre les répercussions des guerres dans la région.
4- Le refus des interventions dans les affaires des pays arabes.
5- Considérer les verdicts qui seront prononcés par le Tribunal spécial pour le Liban contraignants pour les autorités libanaises pour poursuivre et arrêter les accusés.
6- Mettre l’accent sur le monopole des armes par l'Etat et ses institutions légitimes.
7- L'activation des capacités de l'armée et des forces de sécurité pour leur permettre d'étendre leur pouvoir, défendre la souveraineté et lutter contre le terrorisme.
8- Respecter les résolutions de l'ONU sur le Liban, en particulier la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies, et souligner les exigences de solidarité nationale pour faire face à la cupidité israélienne dans nos eaux nationales.
9- Mettre fin au dossier du retour des réfugiés syriens dans leur pays et refuser toute forme d’implantation au Liban.
10- Protéger la société islamique de l'infiltration des organisations terroristes et œuvrer pour une amnistie générale qui inclut les détenus islamiques qui n'ont pas de sang sur les mains.
11- Développer la participation des jeunes hommes et femmes à la vie politique. Premièrement, nous sommes déterminés à continuer à lutter contre la corruption et nous engageons à améliorer la transparence de toutes les actions de l'État. Mais nous n'acceptons pas les accusations de corruption quotidiennes et systématiques, sans transparence, en ce qui concerne toute mesure constructive ou productive que nous essayons de prendre.

Nous travaillons pour le pays et son avenir et tout notre travail est concentré sur les jeunes hommes et femmes qui sont l'avenir du pays. Le pays était bloqué à la suite de trois années de vacance présidentielle. La première chose que nous avons faite a été de mettre fin à ce vide et la deuxième a été de s'attaquer aux problèmes qui se sont accumulés à la suite du vide.

En moins d'un an, nous avons élaboré une nouvelle loi électorale après des années de stagnation. Nous avons approuvé l'échelle des salaires qui a été gelée pendant des années. Nous avons effectué des nominations sécuritaires, judiciaires et diplomatiques qui ont pourvu a des sièges vacants depuis des années.

Nous avons complété le Conseil socio-économique pour la première fois depuis sa création dans l'accord de Taef. Nous avons approuvé le premier budget de l'État en 12 ans et approuvé des dizaines de lois qui étaient dans les tiroirs du Parlement depuis des années, surtout le partenariat entre les secteurs public et privé et les contrats pétroliers signés il y a deux jours et nous avons rejoint l'accord international de transparence. Nous avons également préparé un plan complet pour les problèmes d'électricité et des déchets, et nous avons déployé de grands efforts qui donneront bientôt des résultats dans le secteur le plus important pour l'avenir, les télécommunications et Internet.

Nous avons préparé le premier plan complet en six ans pour faire face au déplacement syrien et nous le présenterons à la conférence de Bruxelles dans deux mois. Dans un mois, nous irons à Rome pour mobiliser le soutien international à l'armée libanaise et aux forces de sécurité, et dans un mois et demi nous nous dirigerons vers Paris pour obtenir le financement de 250 projets évalués à 16 milliards de dollars sur dix ans.

Ces projets couvrent les routes, le transport, les eaux usées, les déchets, les écoles, l'électricité, les hôpitaux et les communications. Cela conduira à la relance de l'infrastructure et de l'économie. En fait tout ce travail est pour les jeunes hommes et femmes au Liban. Les opportunités d'emploi créées par ces projets sont pour eux, au Liban. En renforçant l'armée et les forces de sécurité, nous garantirons la sécurité des jeunes hommes et femmes au Liban.

Lorsque nous développerons le secteur des télécommunications et qu'Internet deviendra moins cher et plus rapide, nous leur ouvrirons la nouvelle économie, l'économie de la connaissance. En résolvant les problèmes de l'électricité et des déchets et en améliorant le niveau des infrastructures et des services essentiels, nous préparerons le terrain pour le pays qui devrait être digne de tous les jeunes hommes et femmes au Liban.

La vraie question à tous les Libanais dans ces élections est: Voulez-vous que ce programme continue? Ou voulez-vous que cela s’arrête ? Si vous voulez que cela continue, vous devriez aller voter. Vous devriez savoir que ceux qui ne voteront pas, voteront en fait. La non-participation à l'élection est en soi un vote, pas nécessairement pour une liste ou un candidat précis, mais un vote pour arrêter ce projet, le projet de faire avancer le pays, l'économie et le citoyen.

Nous sommes candidats au travail et à la réussite. Nous étions la pierre angulaire du projet de reconstruction du pays dans les années 90 et nous sommes toujours la pierre angulaire pour lancer le plus grand plan d'investissement qui couvre tout le Liban. Nous allons aux élections avec l'esprit de Rafic Hariri. Nous voulons que le pays soit de nouveau un chantier de travail et notre équipe parlementaire est responsable de la réalisation de ce programme.

Lorsque le gouvernement a été formé, j'ai promis aux Libanais une nouvelle loi électorale et des élections libres. La nouvelle loi a été réalisée et les élections auront lieu à temps. Ces élections sont l'occasion pour nous tous d'écouter les Libanais et de leur parler directement, franchement et de manière transparente afin de relever ensemble tous les défis avec espoir et détermination. Aucun progrès et avancement dans le pays ne peut être réalisé sans votre soutien, vos opinions et vos idées. Il est nécessaire d'entendre votre voix dans toute mesure que nous prenons.
Certaines personnes ne veulent pas des élections, mais elles seront déçues. D'autres veulent kidnapper votre voix à travers la surenchère et les slogans creux pour la présenter comme un cadeau au projet qui est le contraire du vôtre, le contraire de la démocratie, de la liberté, de la modération et de l'espoir. Mais ceux-ci seront également déçus.

Nous avons entendu des théories dans le pays au cours des derniers mois. Certains disent que le courant du Futur se dirige vers une nouvelle alliance de cinq partis avec le Courant patriotique libre, le Parti socialiste progressiste, Amal et le Hezbollah. D'autres disent que le courant du Futur s'alliera avec les Forces libanaises, les Kataeb, le Parti libéral national et les candidats indépendants. Certains disent que le courant du Futur sera le plus grand et peut-être le seul perdant des élections. Quand vous leur demandez pourquoi? Ils disent parce que le Courant du Futur est ruiné ... n'a pas d'argent.

C'est la plus grande insulte envers vous, envers les partisans de Rafic Hariri. C'est une expression grossière d'une idée qui dit que ceux qui votent pour le courant du Futur et Rafic Hariri peuvent être achetés. Ils ne votent pas selon leurs convictions, ou par leur libre volonté démocratique, ou parce qu'ils adhèrent au projet de l'espoir, de la dignité, de la souveraineté, de la liberté et de l'arabisme du Liban. Ils votent pour l'argent. Ok, si tel est le défi, nous l'acceptons. Moi et tous les jeunes hommes et femmes acceptons ce défi. Oui, nous n'avons pas d'argent pour les élections, et nous refusons toute alliance avec le Hezbollah. Nous sommes un courant qui refuse d'être mis dans une boîte sectaire. Nous sommes un courant qui comprend toutes les confessions et régions parce que nous sommes le courant de modération et de l'espoir pour tous les Libanais et leur capacité à travailler, à faire des efforts et à être patients et créatifs pour le bien du Liban.

Nous irons aux élections avec des listes du Futur qui rassemblent des candidats de toutes les confessions. Les partisans du courant du Futur et de Rafic Hariri dans tout le Liban prouveront que personne ne peut acheter ou vendre leurs voix. Tous les Libanais vous montreront qui sont les honnêtes gens, les patriotes attachés à la stabilité du Liban et toujours prêts à protéger le Liban. Ils continueront aujourd'hui, demain et tous les jours afin de réaliser le projet de Rafic Hariri, le projet de l'espoir et de la stabilité pour le Liban. Nous nous retrouverons le 6 mai pour les élections, et nous nous reverrons le 7 mai avec tous les Libanais et avec le Premier ministre martyr Rafic Hariri ».

Avant la cérémonie, Hariri s’est recueilli sur la tombe de son père, le Premier ministre Rafic Hariri au centre-ville, où il a prié pour son âme et l'âme de ses compagnons martyrs, en présence du directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Imad Othman, M. Adnan Fakhani et des notables.
Plus tôt, Hariri a planté des plants de la rose qui porte le nom du Premier ministre martyr Rafic Hariri dans la cour principale de l'entrée du Grand Sérail, en présence du secrétaire général du Conseil des ministres Fouad Fleifel.


(Source : bureau de presse du Premier ministre Saad Hariri)

 

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